Deux tables rondes pour réfléchir à la transition écologique, à la solidarité et à notre façon de consommer.
Le 14 octobre 2026, les étudiants de première année du Diplôme de Comptabilité et de Gestion (DCG) du Pôle Sup de La Salle se sont rendus avec leurs professeurs à la Salle de la Cité, à Rennes, pour participer au Forum Séisme. Cet événement est consacré à l’économie sociale et solidaire (ESS). Au programme : deux tables rondes, des intervenants de terrain et de nombreuses pistes pour imaginer un modèle économique plus durable.
La première table ronde avait pour thème : « Économie sociale et solidaire : et si l’ESS devenait le moteur des transitions environnementales et sociales ? ». Associations, coopératives et entreprises solidaires y ont montré qu’il est possible d’associer écologie et entraide.
Les étudiants du Pôle Sup ont découvert des exemples concrets. Emmaüs récupère et réutilise des objets et des matériaux pour éviter le gaspillage, tout en aidant des personnes en difficulté à retrouver un emploi. La Mutualité Française Bretagne mène de son côté des actions de prévention sur les liens entre santé et environnement.
« Nous avons compris que l’écologie ne concerne pas seulement les petits gestes du quotidien : elle passe aussi par l’entraide et le partage », retiennent les étudiants.
La seconde table ronde, « Mode et consommation : sortir de la fast fashion pour donner une nouvelle voie au textile », s’est penchée sur la mode éphémère. Ce modèle repose sur des vêtements produits en masse, vendus à bas prix et renouvelés très vite. Il a un coût environnemental élevé : eau, énergie, produits chimiques, émissions de gaz à effet de serre et déchets textiles. Il pose aussi des questions sociales sur les conditions de travail dans les pays producteurs.
Les intervenants ont présenté plusieurs alternatives : la seconde main, la réparation, la location, des vêtements plus solides, ou encore la transformation de tissus neufs voués à être jetés en vêtements et accessoires, dans des ateliers d’insertion. Ils ont aussi souligné les limites de ces solutions. Les vêtements responsables restent parfois plus chers, et le recyclage est complexe pour les tissus mélangés. L’enjeu n’est donc pas seulement de mieux recycler, mais de produire et d’acheter moins.
Une question a particulièrement fait réfléchir la classe : « avons-nous vraiment besoin d’acheter autant de vêtements ? » Les étudiants ont aussi retenu qu’un vêtement bon marché n’est pas forcément plus économique s’il s’abîme vite ou s’il est peu porté. C’est un raisonnement qui parle à de futurs professionnels de la gestion.
Ce forum a montré aux étudiants DCG que la transition écologique ne repose pas uniquement sur les efforts individuels. Les entreprises, les associations et les pouvoirs publics ont eux aussi un rôle essentiel à jouer. Il leur a également fait découvrir un pan de l’économie souvent méconnu, où performance et utilité sociale vont de pair.
« Consommer autrement ne signifie pas tout changer du jour au lendemain, mais commencer par réfléchir à nos choix et à leurs conséquences » : c’est ainsi que les DCG résument cette journée riche en découvertes.