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Spotlight Alumni – Benoît, un parcours d’évolution dans le secteur de l’assurance

Publié le vendredi 29 mai 2026

Benoît, un parcours d'évolution dans le secteur de l'assurance après son BTS en Assurance au Pôle Sup de La Salle.

De la gestion de sinistres aux responsabilités collectives.

Ancien étudiant du BTS Assurances du Pôle Sup de La Salle, Benoît exerce depuis près de vingt ans au sein de la MAIF. Gestionnaire de sinistres et représentant des salariés au Conseil d’Administration, il revient sur un parcours marqué par l’engagement, la transmission et des opportunités qu’il n’avait pourtant jamais imaginées au début de sa carrière.

Formation suivie : BTS Assurance
Promotion : 2003

 

Avant d’entrer en formation, comment imaginiez-vous votre avenir professionnel ?

Mes parents travaillaient dans le milieu de l’assurance et j’avais effectué quelques semaines de job d’été dans le secteur. Je savais donc, en conscience, que ce secteur d’activité allait me convenir, en tout cas davantage que le cursus universitaire d’Histoire dans lequel je n’avais pas de projection professionnelle précise. Un vrai plus de ce secteur d’activité, c’est que l’on sait concrètement vers quoi on se dirige.
Par contre, j’étais persuadé que la gestion de sinistres n’était pas faite pour moi… Je vous laisse deviner où j’exerce depuis 20 ans !

Qu’est-ce que la formation vous a réellement apporté dans votre parcours ?

Aujourd’hui, j’ai l’honneur et la responsabilité de représenter les salariés au Conseil d’Administration de la MAIF, qui exerce son activité dans différents marchés de l’assurance (Dommages, Responsabilité, Épargne, Prévoyance, etc.). J’ai pu constater, sur de nombreux dossiers qui sortent de ma fonction de base, la solidité de la formation qui m’a été dispensée à « De La Salle ». À la fois généraliste mais suffisamment détaillée pour maîtriser les concepts clés permettant de comprendre le fonctionnement d’un produit d’assurance, son marché, ou encore la manière dont on peut protéger nos assurés, je ne peux que saluer, 20 ans après, les bases fondamentales qui m’ont été transmises.
Merci Mesdames Derrien et Dupont (entre autres).

Qu’avez-vous le plus apprécié pendant votre formation ?

Ce fut 2 années très riches, mais ce qui m’a marqué à l’époque, c’est d’avoir été considéré dès le premier jour comme un professionnel dont on attendait une certaine posture. Être traité en adulte, cela pousse à réfléchir comme tel. Je suis ressorti plus mature, plus armé en termes de compétences relationnelles, au-delà de l’enseignement purement technique. 

Où en êtes-vous aujourd’hui professionnellement et que faites-vous concrètement au quotidien ?

Cela fera 20 ans dans quelques mois que j’exerce la fonction de gestionnaire sinistres au sein de la MAIF.
Depuis 10 ans, j’ai été investi dans différents rôles de représentation des salariés (au sein de la CAT : Confédération Autonome du Travail)  et, depuis 2 ans, je représente les salariés au Conseil d’Administration tout en conservant ma fonction de gestionnaire. C’est une expérience passionnante et intense, où nous actons des décisions qui peuvent entraîner des répercussions majeures pour 10 000 salariés, 4 millions de sociétaires et 23 milliards d’actifs gérés.

À côté de cela, il faut prendre en compte les changements à venir, tels que l’IA, le dérèglement climatique, etc. Nous devons chaque fois trouver le point d’équilibre entre satisfaire nos sociétaires, maintenir un équilibre économique et anticiper la manière dont les salariés vivront ces évolutions.

Notre modèle mutualiste sans actionnaires repose sur un corpus de valeurs dans lequel je me retrouve pleinement.
Notre métier, souvent dénigré, trouve tout son sens lorsqu’on l’exerce en étant utile à la société, comme préventeur, assureur ou investisseur. Ça, j’en suis très fier !

Quel conseil donneriez-vous à un futur élève ?

Les métiers de l’assurance sont extrêmement diversifiés et touchent à tout. Cela signifie que selon ses préférences (profil juridique, littéraire, mathématique…) ou sa personnalité, chacun peut trouver sa place, avec ou sans relation client.

Ce sont aussi des métiers qui vont beaucoup évoluer, notamment avec la place croissante de la prévention. J’invite chaque futur(e) étudiant(e) à se renseigner via l’Observatoire des métiers de l’assurance ou auprès de professionnels du secteur. Il ou elle découvrira forcément l’existence de fonctions insoupçonnées. Par exemple, au sein de notre direction des investissements, certaines personnes veillent au quotidien à ce que chaque euro placé respecte des normes sociales et environnementales en adéquation avec notre politique d’entreprise, en plus du strict rendement financier. Chez nous, 0 énergie fossile, 0 industrie de l’armement, 0 OGM, 0 Huile de palme.

Une phrase ou un mot qui résume votre parcours ou votre état d’esprit aujourd’hui ?

« Ne jamais dire jamais… »
À 16 ans, j’ai dit : « Jamais l’assurance comme mes parents ».
À la fin du BTS : « Jamais la gestion de sinistres ».
J’ai aussi dit : « Jamais je ne resterai plus de 5 ans dans une entreprise ».

Et pourtant… c’est l’inverse qui s’est produit à chaque fois.
Il ne faut rien s’interdire : essayez, tentez des expériences, et si cela ne fonctionne pas, ce n’est pas grave. On apprend énormément de ces moments-là aussi.